penser l'amour

03 octobre 2008

introduction

en introduction ces constats :

Teilhard de Chardin (note pour l’Evangélisation des temps nouveaux, 1919) :

« L’amour est le fond des préoccupations de l’Homme, son salut ou sa perte, l’étoffe peut-être, de tous nos grands désirs. N’est-il pas incroyable que, depuis tant de siècles que nos auteurs le critiquent et le réfrènent, pas un n’ait repris le travail de Platon, et se soit demandé d’où vient la passion et où elle va, qu’est-ce qu’il y a de mauvais ou de caduc en elle, et qu’est-ce qui doit être soigneusement nourri, au contraire, dans sa puissance, pour être transformé en amour de Dieu ! »

Jean-Luc Marion, le phénomène érotique ( ou le  ‘concept d’amour’)

« La philosophie ne dit aujourd’hui plus rien de l’amour, ou si peu…Les philosophes l’ont de fait laissé à l’abandon….La philosophie se tait et, dans ce silence, l’amour s’efface.

Quant à l’amour, dont l’oubli a sans doute tout décidé, la philosophie en a oublié jusqu’au reniement…La philosophie n’aime pas l’amour…L’histoire du divorce de la philosophie avec l’amour en elle ne mériterait-elle pas au moins autant d’attention et d’efforts que l’histoire de l’être et de son retrait ? (nd’r’ :une allusion à la thèse  centrale d’Heidegger)…ce que la métaphysique a manqué avec une obstination somnambulique

..De ce phénomène raturé [ l’amour] on ne peut rien dire, rien se dire, même d’amant à amant. Les mots manquent. Là où il n’y a rien à dire, puisqu’il n’y a rien à décrire, faut-il se taire ? La vulgate philosophique, lourdement armé de scepticisme dogmatique, n’en doute pas : là où il n’y a rien à dire, … , il faut se taire… » [ allusion à Wittgenstein]

Posté par vladimir borac à 12:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]